Cartes blanches #Agir2024

Anciens athlètes, personnalités politiques ou médiatiques prennent la parole pour nous éclairer sur les problématiques d’inclusion. Voici les transcriptions de ces vidéos.

La parole à…

Éléonore Laloux

Conseillère municipale déléguée à la transition inclusive et au bonheur

Carte blanche à Éléonore Laloux

Éléonore Laloux : « Je m’appelle Éléonore Laloux, j’ai 36 ans. Je suis agent administratif au service facturation dans un hôpital privé depuis 2006.Et je suis conseillère municipale déléguée à la transition inclusive et au bonheur ».

Ton propre logement, c’était important ?
Éléonore Laloux : « Pour moi, c’était important. Je voulais prendre mon envol et avoir mon indépendance ».

Être élue conseillère municipale, c’est une source de fierté ?
Éléonore Laloux : « Moi je suis fière de représenter les personnes en situation de handicap dans ma ville ».

Chargée du bonheur à Arras, ça consiste en quoi ?
Éléonore Laloux : « Tout simplement voir les gens heureux, qu’ils se sentent bien dans la ville et qu’ils participent à des activités qui sont proposées par la ville ».

L’incluthon, le projet que tu portes dans ta ville, qu’est-ce que c’est ?
Éléonore Laloux : « L’incluthon, c’est un événement qui va rassembler les personnes en situation de handicap et des personnes qui sont valides, autour des activités sportives et culturelles ».

Le sport, quelle place ça a dans ta vie ? 
Éléonore Laloux : « Je fais de l’aqua fitness, de l’aqua boxing. Ça m’arrive de faire un peu de zumba, et aussi beaucoup de marche. Étant jeune avec mon frère, je faisais du judo. Il y avait beaucoup d’entraide, de solidarité, de l’écoute et de respect. Pour moi, les personnes en situation de handicap doivent être incluses dans le sport, et je trouve que c’est important. On est genre comme une grande famille ».

Ton livre, Triso et alors !, ça raconte quoi ?
Éléonore Laloux : « Au début, cela parle de ma scolarité en milieu ordinaire, mes opérations de cœur, mes histoires d’amour, et aussi beaucoup de galères. Mais c’est un très beau livre, et je vous recommande de le lire ».

Qu’est-ce qui nourrit ton engagement au quotidien ?
Éléonore Laloux : « Pourquoi je fais ça ? Parce que ça fait partie de ma délégation. Parce que dans ma délégation, c’est la transition inclusive et je fais tout pour que les personnes en situation de handicap soient incluses dans la société ».

Tu as des projets pour l’avenir ?
Éléonore Laloux : « Oui, j’ai des projets. D’abord il y a l’incluthon. Côté sport, c’est lancé et côté culturel, il y a beaucoup de choses à faire. Avec Nancy, on a inauguré une salle de change, ce sont des grandes toilettes pour les personnes qui sont en fauteuil pour qu’ils puissent se changer. Et j’aimerais mettre en place avec la mairie des salles de change mobile, dans mon incluthon, mais aussi dans les différents festivals ».

La parole à…

Julie Dachez

Chercheuse, conférencière, autrice

Carte blanche à Julie Dachez

Julie Dachez : « Je m’appelle Julie Dachez, je suis chercheuse, conférencière, autrice. J’ai 37 ans et j’ai été diagnostiquée autiste il y a une dizaine d’années maintenant. Alors, dans la vie je produis de la recherche, je donne aussi des conférences en entreprise sur l’autisme, le handicap invisible et l’emploi. Et depuis peu, je propose des formations en ligne sur une plateforme julieacademie.com ».

Comment tu as pris conscience de ta différence ?
Julie Dachez : « J’en ai pris conscience surtout à partir de l’entrée au collège, parce qu’il y a tout un tas de codes implicites qui se mettent en place. Un vocabulaire spécifique, une façon de parler spécifique entre les jeunes, des codes vestimentaires dont dépend notre popularité, une façon de se comporter en classe. Il ne faut pas être trop enthousiaste, sinon on passe pour un fayot… Et tout ceci relève du domaine de l’implicite et c’est très compliqué à cerner pour une personne autiste ».

Ton diagnostic, ça a changé quoi pour toi ?
Julie Dachez : « Mon diagnostic m’a permis de mieux me comprendre, de faire la paix avec moi-même, et d’aménager ma vie de façon à ce qu’elle correspond mieux à mes besoins, plutôt que d’essayer de rentrer dans un moule à tout prix ».

C’est quoi l’autisme au féminin ?
Julie Dachez : « Depuis quelques années, il y a des recherches qui s’intéressent à l’autisme au féminin et on se rend compte que l’autisme se présente un peu différemment chez les femmes, de façon plus subtile. Elles ont de meilleures compétences de communication, des intérêts spécifiques un peu plus socialement acceptables. Par exemple, une petite fille va se prendre de passion pour les chevaux là où un petit garçon va se prendre de passion pour les lignes de métro. Elles savent aussi mieux camoufler leurs difficultés, parce qu’elles vont imiter leurs camarades. Pour toutes ses raisons, mais aussi parce que les outils diagnostics n’ont pas été conçues pour les femmes autistes, elles vont bien souvent passer entre les mailles du filet diagnostic ».

Le handicap invisible au travail, c’est reconnu ?
Julie Dachez : Alors, non. [Rire] Et quand une personne en situation de handicap invisible demande des aménagements, souvent il y a comme une sorte de suspicion. Installer une rampe pour une personne en fauteuil, cela semble légitime. Personne ne doute que cela soit nécessaire, ce qui ne veut pas dire que c’est systématiquement mis en œuvre, loin de là. Mais en tout cas, cela semble légitime. Une personne autiste qui va demander à ne pas travailler en open space, parce que, sensoriellement, elle est gênée par les bruits, les lumières, les mouvements autour d’elle, on risque de lui répondre qu’elle pourrait peut-être faire un effort. Si on commence à céder aux caprices de tout le monde, on ne s’en sort pas, alors que ce n’est pas un caprice, c’est absolument nécessaire, et c’est ça la difficulté avec le handicap invisible. Comme on ne le voit pas à première vue, on a presque tendance à douter de son existence ».

Le sport, tu pratiques ?
Julie Dachez : « Oui, alors mon sport fétiche, c’est le tennis. J’y joue très souvent, toutes les semaines. Je pratique aussi le Pilates, le Yin Yoga et je suis très attirée par l’aviron et le kitesurf que j’ai envie de tester prochainement ».

Le sport pour changer les mentalités, tu en penses quoi ?
Julie Dachez : « Le risque, c’est de nous faire croire qu’une personne en situation de handicap peut tout accomplir, à partir du moment où elle s’en donne les moyens. Évidemment c’est faux. Il faut faire attention à ça et ne pas imputer l’échec ou la réussite d’une personne en situation de handicap à sa seule volonté, en occultant toutes les barrières systémiques qui l’entravent au quotidien. La priorité c’est l’inclusion, c’est-à-dire, ce qu’on met en place structurellement, collectivement pour permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à l’école, d’avoir un emploi, d’avoir un logement ».

Tes projets pour l’avenir ?
Julie Dachez : « Oui, j’ai écrit une conférence sur la normalité qui vise à déconstruire un peu cette notion de normalité que j’aimerais beaucoup jouer dans des théâtres. Et j’ai aussi un projet de web série sur l’autisme avec un angle d’approche vraiment atypique et très drôle, nous sommes en train de chercher les financements pour le mener à bien. J’espère que cela pourra se concrétiser ».

La parole à…

Laetitia Bernard

Journaliste et sportive

Carte blanche à Laetitia Bernard

Laetitia Bernard : « Je m’appelle Laetitia Bernard, je suis aveugle de naissance, je suis journaliste à Radio France et sportive, notamment cavalière de sauts d’obstacles. »

Tu fais quoi dans la vie ?
Laetitia Bernard : « Je présente les journaux, les rendez-vous d’actualité sportive, le week-end le matin sur France Inter et France Info. Avoir un emploi déjà en tant que personne non voyante, ça a toujours été un rêve et une priorité, quelque chose de tellement important. J’avais envie de m’insérer dans la vie active, de gagner ma vie ».

Le sport, ça signifie quoi pour toi ?
Laetitia Bernard : « Je fais toujours de l’équitation. Quand j’étais adolescente, je suis tombée sur une monitrice, mais une vraie passionnée, qui m’a transmis le virus. En fait, elle m’a considérée comme une cavalière à part entière. Elle ne s’est pas dit : ah mince, elle n’y voit pas, elle ne va pas pouvoir monter à cheval. Elle s’est dit : Alors, comment je vais faire pour la faire progresser à cheval ? En fait, j’ai adoré les sensations et ses cours. J’ai des titres de championne de France handisport et j’ai aussi eu la chance de me qualifier pour l’open de France, le championnat de France des valides ».

Ton livre, ça raconte quoi ?
Laetitia Bernard : Au printemps j’ai publié un livre pour témoigner sur mon parcours. Le livre s’appelle : « Ma vie est un sport d’équipe », parce que je voulais partager. En fait, on pose souvent des questions : comment on fait quand on n’y voit pas pour aller faire ses courses, pour aller à l’école ? Donc voilà, c’était vraiment pour partager mon expérience ».

Pourquoi ta vie est-elle un sport d’équipe ?
Laetitia Bernard : « Le fait de ne pas y voir, clairement dans la vie généralement c’est un frein, dans le sens c’est vraiment pas pratique. Il y a besoin d’adaptation régulière et beaucoup aussi de l’aide des gens. Mais ça c’est plutôt pas désagréable. Cela crée des vraies belles relations aussi. On est plusieurs. Moi je fonctionne avec des gens, toujours, que ce soit dans mon travail, fonctionner ensemble, c’est hyper important, ou dans le sport, que ce soit à cheval, si je vais courir, j’ai un guide, si je vais faire du vélo, on est en tandem ».

Comment est-ce qu’on fait changer les mentalités sur le handicap ?
Laetitia Bernard : « Pour faire changer les mentalités autour des handicaps, je pense que ça passe tout simplement par le fait de voir des personnes en situation de handicap évoluer dans la vie quotidienne. Qu’on soit aveugle, ou voyant, ou avec un bras en moins, si on court un marathon on court un marathon. Ce que je veux dire, c’est à partir du moment où on partage un goût commun et qu’on se rend compte que, handicap ou pas, ce goût-là il existe pour tous, c’est là où on avance ».

Tu penses à un exemple d’initiative ?
Laetitia Bernard : « Par exemple, les clubs de triathlon ouvrent leurs portes le plus possible à une personne en situation de handicap. C’est-à-dire que j’ai frappé au club le plus proche de chez moi et ils m’ont dit : oui, bien sûr, viens participer aux entraînements, on te trouvera des guides, etc. On va courir ensemble, donc on va partager quelque chose qui va nous rassembler. Ce n’est pas une initiative en soi, mais c’est une manière d’être, une manière d’être ouvert aux autres et, pour moi, c’est ça la clé ».

Tu as des projets pour l’avenir ?
Laetitia Bernard : « J’ai commencé à m’engager un peu aussi au niveau du sport santé. Par exemple, je suis la marraine d’une association qui accompagne des femmes qui ont eu un cancer du sein, via le sport pour se sentir de nouveau vivant enfin sentir que son corps est vivant. Là, elles viennent de faire Paris Bucarest à vélo. Moi, je les ai accompagnées sur une partie du challenge. Il y avait le côté défi, mais on a rigolé pendant ce périple, pendant ces semaines ensemble, c’était énorme. Donc, on parle de handicap, on parle de maladie, on fait du sport. Donc on repousse les limites, je crois que le plus important, c’est de rigoler quand même, c’est d’être heureux en faisant ça, quoi ».

La parole à…

Michaël Jeremiasz

Entrepreneur à impact, ancien champion de tennis en fauteuil

Carte blanche à Michaël Jeremiasz

Michaël Jeremiasz : « Je m’appelle Michaël Jeremiasz, j’ai 39 ans, je suis ancien champion de tennis en fauteuil. J’ai pris ma retraite en 2016 après avoir remporté quatre médailles aux Jeux et avoir la fierté d’être porte-drapeau à Rio. »

Tu fais quoi dans la vie ?
Michaël Jeremiasz : « Aujourd’hui je suis un entrepreneur à impact, j’ai créé plusieurs structures : une association, l’association « Comme les autres », l’entreprise sociale Handiamo, une société de production, Les Gros Films, et je suis aussi directeur du French Riviera Open ».

C’est quoi Comme les autres ?
Michaël Jeremiasz : » Il y a dix ans, avec ma femme et mon grand frère, on a créé l’association Comme les autres parce qu’en fait on était conscients qu’on était en capacité d’aider des personnes comme moi victimes d’accidents de la vie et qu’on pouvait surtout les guider pour se reconstruire. On se sert du sport à sensations fortes pour justement les booster, les dynamiser et leur permettre de retrouver cette vie justement active à laquelle ils ont droit, à cette vie heureuse ».

Le sport, à quoi ça sert ?
Michaël Jeremiasz : « Le sport dans le cadre du parcours d’accompagnement qu’on propose chez « Comme les autres », c’est un formidable outil pour créer du lien social. Vous allez rencontrer des hommes et des femmes qui ont vécu des parcours très différents les uns des autres et vous allez jouer selon les mêmes règles. Vous allez évoluer vous allez sortir de votre zone de confort ».

Ton projet de docu, ça raconte quoi ? (« de l’ombre à la lumière », Les Gros Films)
Michaël Jeremiasz : « C’est un film qui va raconter comment le sport a changé la condition des personnes handicapées dans le monde depuis 150 ans, depuis l’époque des Freak Show, on était des bêtes de foire, en passant par le début du 20ème siècle où on euthanasiait encore les personnes handicapées mentales aux Etats-Unis ou au Canada. Si on veut changer un peu le présent et le futur, il faut connaître son passé. Et nous, c’est ça qu’on va faire. C’est un film qui va être historique, politique, engagé, dans lequel on voit ici aussi se marrer. Moi, j’aime bien me marrer. On veut que ce soit un film d’utilité publique ».

C’est une question de représentation donc ?
Michaël Jeremiasz : « Un des enjeux aussi l’association c’est de changer le regard qu’on a sur les personnes handicapées, le regard que la société porte sur les personnes handicapées. Aujourd’hui, on n’est pas des citoyens à part entière, on est minorité invisible : 80 % des personnes handicapées ont un handicap invisible et, en plus, les 20 % comme moi qui ont un handicap visible, n’existent pas dans la société ».

C’est important de parler d’inclusion ?
Michaël Jeremiasz : « On parle de « société inclusive ». Moi, je ne vais pas vous demander de m’inclure à la société, moi je fais partie du contrat de départ, je suis un citoyen comme vous. La réalité, c’est que nous, on n’aspire qu’à une chose : c’est travailler comme les autres, c’est aller faire les cons avec nos potes comme les autres, c’est de faire du sport le week-end. Une vie ordinaire. On ne veut pas une vie meilleure, mais on ne veut certainement pas une vie moins bonne. Et aujourd’hui, on n’y est pas, donc il y a un combat ».

Et donc comment on fait ?
Michaël Jeremiasz : « A un moment, il faut arrêter de se dire que c’est que le problème des autres. Non, c’est le problème de tout le monde. Donc, il y a un travail collectif à faire, mais qui part d’abord par une prise de conscience individuelle ».

Ta plus grande fierté ?
Michaël Jeremiasz : « Ce qui me rend le plus fier et le plus heureux dans ma vie d’homme, c’est d’être papa depuis le 11 mars 2016 d’un petit Mylo. C’est de loin ma plus grande émotion d’être humain ».

Un conseil pour les jeunes générations ?
Michaël Jeremiasz : « Juste, levez la tête, apprenez à écouter, à prendre du temps avec l’autre. En fait seul, on est malheureux, ça c’est une réalité et peu importe ce que vous êtes, peu importe qui vous êtes, d’où vous venez. En fait, le kiff absolu je crois, dans la vie, c’est les rapports humains c’est le rapport à l’autre. Enfin ça fait peur dit comme ça : N’ayez pas peur ! ».

La parole à…

Chiara Kahn

Compte _compassion_ sur Instagram

Carte blanche à Chiara Kahn

Chiara Kahn : « Je m’appelle Chiara KAHN, je suis étudiante en communication médias, je suis paraplégique depuis que j’ai 10 ans et je milite pour une meilleure inclusion des personnes handicapées en France ».

C’est quoi ton Insta ?
Chiara Kahn : « _compassion_ c’est un compte que j’ai ouvert en novembre 2020 et je publie des témoignages de personnes handicapées ou malades. Donc, en fait c’est des phrases qu’elles ont entendues au cours de leur vie et qui sont plutôt déplacées ».

Un exemple de petite phrase ?
Chiara Kahn : « Attends, mais toi, tu es handicapée et tu fais du sport ? Je ne comprends pas ». Donc, en fait, c’est vrai qu’il y a beaucoup de personnes donc qui ne connaissent pas le milieu du handicap, qui ne sont pas au courant qu’une personne handicapée peut pratiquer. En fait, il y a des gens qui ne connaissent même pas les paralympiques [Rires] ».

Comment ça se fait ?
Chiara Kahn : Beaucoup de personnes ne connaissent pas le handisport, parce que même si les compétitions sportives pour personnes handicapées sont médiatisées, ça ne sera pas les contenus qui auront le plus d’audience. Globalement, les personnes handicapées ne sont pas assez représentées dans les médias, mais c’est une situation qui est en train petit à petit d’évoluer. Les réseaux sociaux permettent aussi aux personnes directement concernées par le handicap de s’exprimer. Donc, ça permet une meilleure représentation ».

Et du coup, toi, tu pratiques ?
Chiara Kahn : « J’ai pratiqué différents sports, j’ai fait de la natation, de l’athlétisme et du basket fauteuil. Et, tous les hivers, je pars à la montagne et je fais de l’handiski ».

De l’handiskoi ?
Chiara Kahn : « Souvent, quand je dis que je fais de l’handiski, on me pose beaucoup beaucoup de questions : sur comment est-ce que ça fonctionne, comment c’est fait, etc… et ça ne me dérange pas du tout d’expliquer au contraire, enfin je suis contente d’apprendre aux gens. Mais c’est vrai que je me retrouve à répéter vraiment la même chose en permanence ».

Et donc ça sert à quoi le parasport ?
Chiara Kahn : « Evidemment, on ne va pas mettre un tennisman debout en face d’un tennisman en fauteuil, ce ne serait tout simplement pas du tout équilibré. Après, ça ne veut pas dire qu’on ne pourrait pas envisager des compétitions où il y aurait des matchs de personnes valides, puis des matchs de personnes handicapées, ce qui permettrait au public de voir les deux ».

Ça veut dire quoi l’inclusion ?
Chiara Kahn : « Je trouve que le fait de mélanger donc personnes handicapées et personnes valides, c’est une très bonne initiative. Dans ces cas-là, on peut parler d’une véritable inclusion et non pas d’intégration. Par exemple, cette année, l’équipe de France sera totalement inclusive. À Tokyo, la France sera représentée par une équipe qui sera composée à la fois de personnes valides et de personnes handicapées ».

Un truc qui te donne de l’espoir ?
Chiara Kahn : « Ce qui me donne de l’espoir c’est de voir que justement toute cette lutte contre le validisme, elle arrive petit à petit en France. Ça me donne beaucoup beaucoup d’espoir pour mon avenir et celui de toutes les personnes handicapées ! Merci ».

Vous connecter à votre espace personnel

Pour consulter les coordonnées de votre conseiller.

Vous authentifier

Nous rencontrer

Trouver l'agence la plus proche de vous.

Nous localiser

Ouvrir un compte en ligne

Rejoignez une banque coopérative engagée pour un monde plus durable et plus solidaire.

C’est parti !
Vous pourriez aussi être intéressé par…